L’humour noir de Gaspard Proust, j’adore

En ces temps de politiquement correct exacerbé à son paroxysme, quel régal pour moi que l’humour noir corrosif de Gaspard Proust. Florilège :

  • Je me suis déjà mis à la place d’un handicapé, surtout à celle de parking
  • Quand on sait que 95% des femmes sont clitoridiennes, à quoi bon s’acharner à bander ?
  • Moi à la base je voulais être prêtre, mais bon, j’étais trop timide pour aborder les enfants
  • Sans le nazisme, on n’aurait pas les clés pour comprendre la grande vandrouille
  • La ola, ce double salut nazi socialement acceptable
  • Strangers in the night ! Syphilis in the morning
  • Il faut avoir le courage de reconnaître que le nazisme a commis des erreurs. Envahir la Pologne au lieu de la Suisse, c’est un peu comme habiter en face de la Banque de France mais braquer le kébab
  • Moi je suis un bon catholique fervent, quand je trompais ma femme c’était toujours sans capote
  • Le moteur de l’économie, c’est la guerre. Donc le problème économique majeur actuel n’est pas que Nicolas soit trop nerveux, mais que les allemands sont devenus trop gentils
  • Le christianisme a été inventé car il est techniquement difficile de crucifier quelqu’un sur une étoile de David
  • Quand je vois un éboueur, je jette toujours un petit papier
  • Est-ce que j’aurais eu le courage, comme De Gaulle, d’aller en Angleterre et me tourner vers la France en criant “Battez-vous bande de lâches!”
  • La technologie moderne, comme la Wii, permet aux pauvres de jouer au golf, avec les gestes du ping pong
  • Moi raciste ? Je n’aime personne, je ne vois pas pourquoi je ferais une exception juste parce qu’il est noir

Je terminerais par une citation de Philippe Chevallier, bien à propos en ce qui concerne ce billet sur Proust : “Chez Proust, heureusement qu’on prononce le S”